Simulateur

Simulateur de revenus passifs

Jusqu'à quel âge ton capital tient-il ? Dis ce que tu verses, ce que tu retires et à quel âge : la simulation avance mois par mois, et affiche le résultat en euros d'aujourd'hui — pas en euros de dans trente ans.

ansmois

Ce que tu as déjà

    Comment fonctionnent les poches

    Une ligne par poche : livret, fonds euros, actions, immobilier. L'ordre est celui dans lequel tu piocheras : on vide la première ligne avant de toucher à la suivante, et les flèches le réorganisent. C'est aussi la première qui reçoit tes bonnes surprises ; tes versements et tes imprévus, eux, désignent la leur. La sensibilité dit ce qu'une poche encaisse d'un krach de −40 % : 100 % pour des actions, 0 % pour un livret qui sert son taux quoi qu'il arrive. Rien n'est rééquilibré entre les poches : leurs proportions dérivent au fil des années, exactement comme si tu n'y touchais pas. Sur les rendements, sois plus prudent que pour une phase d'épargne : quand on retire, une mauvaise année ne se rattrape pas.

    L'impôt ne frappe que la part de plus-value de chaque retrait, jamais le capital que tu récupères — c'est la mécanique du rachat partiel. Les montants que tu saisis en retrait sont donc ce que tu touches : le simulateur sort du capital ce qu'il faut pour te les laisser une fois l'impôt payé. Mets 0 pour raisonner en brut, comme avant.

    Trois limites à connaître. Le simulateur part du principe que ton capital d'aujourd'hui n'a aucune plus-value latente— seuls tes gains à venir sont imposés, ce qui est un peu optimiste. Il ignore l'abattement annuel de l'assurance vie(4 600 €, 9 200 € en couple), qui rend quasi nuls les retraits modestes. Et il ignore les abattements de durée de l'immobilier, exonéré au bout de trente ans — d'où le 0 % de l'appartement dans l'exemple. Les imprévus, eux, se saisissent nets : un héritage n'est pas une plus-value, et une vente suit des règles qu'un taux unique ne saurait pas dire.


    Ce que tu verses entre

      Où va ce que tu verses

      Ce que tu ajoutes à ton capital, par tranche d'âge : 500 € par mois jusqu'à 55 ans n'est pas la même trajectoire que 500 € jusqu'à 65. Chaque ligne choisit la poche qu'elle alimente : épargner dans ses actions puis basculer vers un fonds euros est un arbitrage qu'aucun rendement moyen ne raconte.


      Ce que tu retires sort

        Comment saisir tes tranches d'âge

        Une ligne par tranche d'âge : on ne dépense pas la même chose à 60 ans et à 85. « de 50 à 64 ans » s'arrête le jour de tes 64 ans. Coché « indexé », le montant est saisi en euros d'aujourd'hui et suit l'inflation.


        Les imprévus entresort

          Ce que compte un imprévu

          Héritage, toiture, mariage, vente d'un bien : un montant, à un âge et à un mois précis. Étalé sur plusieurs mois, le montant reste le total — 20 000 € de travaux sur six mois, ce sont six fois 3 333 €, et le mois choisi est le premier.La poche est celle dont la valeur bouge : une vente ou un sinistre touchent le bien concerné, tandis que des travaux payés avec ton épargne restent sur la première ligne, d'où l'on puise. Une perte trop grosse pour sa poche redescend la liste comme un retrait.


          Vendre une poche déplace

            À quoi sert un arbitrage

            « À 60 ans, je vends la moitié de mon appartement et je place le produit en assurance vie. » C'est un déplacement, pas une entrée ni une sortie : le total du portefeuille ne change pas, seule sa répartition bouge — donc les rendements et l'exposition au krach qui suivent.
            La part se prend sur le solde du jour, pas sur le capital de départ : la moitié d'un bien qui a doublé, c'est deux fois plus d'argent à 60 ans qu'à 40.
            L'impôt est prélevé, contrairement à un imprévu : une vente réalise sa quote-part de plus-value, taxée au taux de la poche vendue. C'est pour ça qu'un arbitrage coûte un peu de capital.
            Une poche qui se vend d'un bloc se vend ici en entier : on ne cède pas 30 % d'un appartement, mais le vendre en une fois à un âge choisi est justement l'arbitrage le plus courant. La part est alors figée à 100 %. Elle ne peut en revanche pas recevoir le produit d'une vente — il faudrait la revendre au premier euro nécessaire.


            Pour situer ton budget n'entre pas

              Ces montants ne déplacent aucune courbe — pourquoi ?

              Salaire, retraite, loyers, pension. Un salaire qui paie tes courses ne transite pas par ton portefeuille : ces montants ne déplacent aucune courbe et ne changent aucune date. Ils alimentent une seule statistique, le budget mensuel, pour répondre à la question que le reste de l'outil ne pose pas : est-ce que ce que tu retires te suffit ? Si tu épargnes vraiment cet argent, c'est un versement qu'il faut saisir, pas un revenu.



              Ton capital tient jusqu'à—
              À l'arrivée, en euros d'aujourd'hui : —Rendement réel : —
              de à ans
              Capital en euros d'aujourd'hui Capital nominal Avec un mauvais départ Krachs de −40 %
              Retrait mensuel soutenable—
              Budget—
              Taux de retrait—

              Et si les marchés ne sont pas réguliers ?

                À quoi ça sert

                Le tableau ci-dessus rejoue déjà un krach de −40 % à trois moments du parcours. Ils restent, et cette date vient en plus : c'est la tienne, celle qui t'inquiète — l'année où tu arrêtes de travailler, le plus souvent, parce qu'un marché qui décroche pendant qu'on pioche dedans ne se rattrape pas comme un marché qui décroche pendant qu'on épargne. Seule la date se choisit : l'ampleur de la chute et la durée du rebond restent celles des autres lignes, sans quoi plus rien ne serait comparable. Laisse vide pour n'en avoir aucun.

                —

                Et sur des milliers d'ordres possibles ?

                Les scénarios ci-dessus rejouent un choc à quelques dates choisies. Ici, on tire au hasard 2 000 suites d'années par niveau d'agitation des marchés, on rejoue ton plan sur chacune, et on compte celles où le capital tient.

                Comment lire ces pourcentages

                Les trois lignes sont là pour être comparées entre elles, pas prises séparément : c'est la pente qui informe, pas le chiffre. Et elle peut monter comme descendre. Un plan qui tient déjà sans à-coup perd des points quand les marchés s'agitent : il n'a rien à gagner du désordre, et beaucoup à perdre. Un plan qui échoue déjà, à l'inverse, en gagne — quand la seule issue est la chance, il faut de l'agitation pour en avoir. Voir le sens s'inverser n'est pas une erreur, c'est le renseignement : il te dit de quel côté du seuil tu te trouves. Chaque suite tirée sert exactement le rendement que tu as saisi, seul l'ordre des années change — c'est donc le risque de séquence qu'on mesure, et rien d'autre. Chaque poche encaisse sa part selon sa colonne « % krach » : un livret à 0 % ne bouge pas. Enfin, ces pourcentages ne sont pas des probabilités du monde réel : ils décrivent un modèle, dont tu viens de choisir l'agitation.

                Garde ce résultat

                Reçois ce scénario par e-mail, avec le détail chiffré et le rappel de tes saisies. Dans six mois, tu auras oublié les chiffres exacts.

                Ton adresse sert à t'envoyer ce message, et à rien d'autre. Ni revendue, ni transmise. Ce qu'elle devient.

                Et dans six mois ?

                Ce simulateur dit ce qui se passerait. Un compte dit si ça se passe.

                Tu enregistres ce scénario comme ta référence, tu saisis tes montants quand tu y penses, et l’écart entre les deux se calcule tout seul.

                Ouvrir un compteVoir d’abord comment ça marcheGratuit. Tes montants restent à toi, et s’effacent en un clic.

                +3 748 €tu es en avance sur ton planExemple — pas tes chiffres

                Ton scénario reste dans ce navigateur : tu peux rafraîchir la page ou revenir demain, il sera là. Rien n'est envoyé nulle part. Pour le retrouver sur un autre appareil, ou le garder des années, demande-le par e-mail : le message contient un lien qui rejoue exactement cette simulation.

                Comment fonctionne le calcul ?

                La simulation avance mois par mois, pas année par année. Le capital ne connaît que trois flux :

                capital = capital × (1 + rendement) + versements − retraits ± imprévus

                C'est tout. Rien d'autre n'entre dans ce calcul.

                Un capital, plusieurs poches

                Ton capital n'est presque jamais d'un seul bloc : un livret, une assurance-vie, un portefeuille d'actions, un bien locatif ne rapportent pas la même chose et ne tombent pas ensemble quand les marchés dévissent. Chaque poche a donc son rendement et sa sensibilité au krach : à −40 % sur les marchés, une poche à 100 % encaisse les −40 %, une poche à 0 % sert son taux comme si de rien n'était, et une poche à 50 % fait la moitié du chemin.

                Deux règles, et elles ne se devinent pas : on retire dans l'ordre des lignes — la première est vidée avant que la suivante ne soit touchée, et les flèches de chaque ligne changent cet ordre —, et rien n'est rééquilibré. Les proportions dérivent au fil des années, exactement comme si tu n'y touchais pas. Un simulateur qui rééquilibre en douce te montre un portefeuille que tu n'as pas.

                Chaque versement dit où il va. Épargner dans ses actions jusqu'à 55 ans puis basculer sur un fonds euros n'est pas la même trajectoire que verser au même endroit pendant trente ans, et c'est un arbitrage qu'aucun rendement moyen ne raconte. Les bonnes surprises, elles, rejoignent la première poche : un héritage se place ensuite, l'outil n'a pas à le décider.

                Pourquoi tes revenus ne touchent pas ton capital

                C'est la distinction qui compte, et elle est contre-intuitive au premier abord : un salaire qui paie tes courses ne passe jamais par ton portefeuille. Il arrive sur ton compte, il en repart. Ton capital, lui, n'a rien vu.

                Les revenus servent donc à une seule chose ici : calculer le budget dont tu disposes vraiment, c'est-à-dire revenus + retraits. Si tu touches 1 400 € de retraite et que tu retires 1 500 € par mois, tu vis avec 2 900 €. C'est ce chiffre que l'outil affiche, et c'est celui à comparer à ton train de vie.

                Tout ce qui est coché « indexé » est saisi en euros d'aujourd'hui et suit l'inflation. Un retrait de 1 500 € indexé, c'est 1 500 € de pouvoir d'achat à chaque âge — le montant nominal prélevé, lui, grimpe chaque année.

                Les courbes qu'on ne te montre jamais

                Le pouvoir d'achat réel. La courbe pleine est en euros d'aujourd'hui. La courbe en pointillé est le montant nominal, celui que les autres simulateurs affichent seul. L'écart entre les deux n'est pas un détail : c'est tout ce que l'inflation te prend pendant que tu ne regardes pas.

                Le mauvais départ. La courbe rouge rejoue exactement le même scénario, avec trois mauvaises années au début — puis un rendement relevé pour aboutir au même rendement moyen sur toute la durée. Aucune triche : même moyenne, autre ordre.

                Les krachs datés. Trois courbes pâles rejouent la même chute de 40 % en une seule année, à trois moments : au quart du parcours, à la moitié, aux trois quarts. Chaque chute est suivie du rebond qui la rattrape — quatre années de reprise, calculées pour que le bloc rende exactement ce que ces mêmes années auraient rendu au taux saisi. Partout ailleurs, le rendement ne bouge pas d'un point.

                Ce rattrapage n'est pas un détail de calcul. Le rendement que tu saisis est une moyenne longue : les 10 % du S&P 500 comptent déjà 2000, 2008 et 2020. Poser un krach par-dessus sans le rattraper les compterait deux fois — sur vingt ans, la moyenne du scénario tomberait à 6,7 %, et l'outil condamnerait des plans parfaitement tenables. Chaque ligne du tableau affiche donc la moyenne qu'elle a réellement servie.

                Le rebond est local, et c'est ce qui rend la comparaison lisible : hors du bloc de cinq années, un scénario de krach est rigoureusement identique à la trajectoire sans à-coup. Tout écart de résultat vient donc du seul endroit où ils diffèrent. Étaler le rattrapage sur tout l'horizon tenait aussi la moyenne, mais relevait les soixante autres années : un krach tardif encaissait des décennies de rendement relevé avant de tomber, et finissait avec plus de capital que la trajectoire sans krach.

                Une limite honnête : si le krach tombe à moins de quatre ans de l'horizon, il ne peut pas être rattrapé, et la moyenne du scénario reste en deçà du taux saisi. C'est exact — à cinq ans de la fin, un krach ne se rattrape pas — et la colonne « moyenne » le montre.

                Et cette date coûte, dans le scénario par défaut, une vingtaine d'années de capital. Un krach à 54 ans, juste après l'arrêt du travail, vide le portefeuille à 64 ans. Le même krach à 81 ans le laisse tenir jusqu'à 84.

                C'est tout le risque de séquence. En phase d'accumulation, l'ordre des années ne change presque rien : une baisse quand on n'a rien à vendre n'est qu'un prix d'achat plus bas. En phase de retrait, il change tout : chaque euro sorti au creux est un euro que la remontée ne rattrapera jamais. C'est la première cause d'échec d'une rente, et un simulateur à rendement constant la masque entièrement.

                Découper ses retraits par tranche d'âge

                On ne dépense pas la même chose à 62 ans qu'à 85. Les premières années de retraite coûtent souvent le plus cher — voyages, travaux, projets repoussés — puis le train de vie se tasse.

                D'où les périodes de retrait : autant de lignes que tu veux, chacune avec son montant. Une tranche élevée avant la retraite, quand aucune pension ne tombe encore, puis des tranches plus basses ensuite.

                Un piège à connaître : si ta dernière période s'arrête avant la fin de la simulation, plus rien ne sort du capital au-delà, et le résultat devient faussement rassurant. L'outil te prévient quand c'est le cas.

                Les limites de cette simulation

                • Un seul taux d'impôt par poche. L'impôt sur les plus-values est bien calculé — à toi de saisir le taux de ton enveloppe. Mais un taux fixe ignore les abattements de durée, les tranches du barème et l'imputation des moins-values : une assurance vie qui franchit ses huit ans en cours de route, l'outil ne le sait pas.
                • Aucun frais. Ceux de ton courtier et de tes supports rognent le rendement chaque année, et l'écart se creuse sur une durée pareille.
                • Le rendement moyen est une hypothèse, pas une prévision. Même le scénario de mauvais départ reste une construction : la réalité est bien plus désordonnée.
                • Rien n'est déduit automatiquement. Ce que tu ne saisis pas n'existe pas : un excédent de revenus n'entre dans le capital que si tu l'ajoutes en versement, et un besoin non couvert n'en sort que si tu l'ajoutes en retrait.
                • Aucune dépense de fin de vie n'est modélisée : dépendance, aide à domicile, établissement. C'est souvent le poste le plus lourd, et le moins anticipé.
                Ce n'est pas un conseil en investissement

                Cet outil est purement pédagogique. Il ne tient compte ni de ta situation, ni de tes objectifs, ni de ta tolérance au risque, et ne remplace pas l'analyse d'un professionnel. Investir comporte un risque de perte en capital.

                Questions fréquentes

                À partir de quel capital peut-on vivre de ses rentes ?

                Il n'y a pas de seuil universel : tout dépend de ce que tu retires, pas de ton capital seul. Saisis les montants dont tu as besoin par tranche d'âge : l'outil te dit jusqu'à quand ton capital les supporte, et quel retrait constant il pourrait soutenir à la place.

                Pourquoi la courbe principale est-elle en euros d'aujourd'hui ?

                Parce que c'est la seule qui veut dire quelque chose. Un capital de 700 000 € dans vingt-cinq ans, avec 2 % d'inflation, achète ce que 430 000 € achètent aujourd'hui. Les simulateurs qui n'affichent que le montant nominal donnent un sentiment de sécurité qui n'existe pas.

                C'est quoi le risque de séquence ?

                Quand tu accumules, l'ordre des bonnes et mauvaises années n'a presque aucune importance. Quand tu retires, il décide de tout : de mauvaises années au début t'obligent à vendre bas, et le capital ne s'en remet jamais. L'outil le montre avec un krach de 40 % rejoué à trois dates, à moyenne de rendement identique : seule la date change, et elle vaut une vingtaine d'années de capital.

                La règle des 4 %, elle vaut quelque chose ?

                C'est un ordre de grandeur issu d'une étude américaine des années 1990, sur trente ans de retrait et un portefeuille très particulier. Elle donne un repère utile, pas une garantie — et surtout pas pour une rente qui devrait durer quarante ou cinquante ans.

                La fiscalité est-elle prise en compte ?

                Oui, et c'est toi qui en fixes le taux, poche par poche — parce qu'il dépend de l'enveloppe : 30 % pour la flat tax, 24,7 % pour une assurance vie de plus de huit ans, 17,2 % pour un PEA de plus de cinq ans, 0 % si tu préfères raisonner en brut. L'impôt ne frappe que la part de plus-value de chaque retrait, comme un rachat partiel, et les montants que tu saisis sont ce que tu touches : l'outil sort du capital ce qu'il faut pour te les laisser nets. En revanche un taux fixe ignore les abattements de durée, les tranches du barème et l'imputation des moins-values.

                Pour le mécanisme qui fait grossir le capital avant qu'on y touche : la calculatrice d'intérêts composés prend le problème par l'autre bout.